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Genèse
D'UNE SCULPTURE EN FIL METALLIQUE |
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Jérôme Réaux
CREATIONS |
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Jérôme Réaux : sculpteur d'espace, de mouvement et démotion
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Portraitiste, dessinateur, peintre, sculpteur, Jérôme Réaux est tout cela à la fois.
Réalisant des encres sur papier, des pastels, des huiles, c'est surtout pour la sculpture en fil de fer qu'il a consacré le plus dénergie :
des sculptures sobres, pleines de grâce.
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Sculpteur d'espace avant tout, c'est en travaillant à l'aide de simples fils métalliques contorsionnés, tordus de ses mains qu'il parvient à exprimer ses sensations, afin de traduire une émotion, un mouvement.
Il aime les faire ressentir au spectateur, qui devient acteur en recréant virtuellement le volume.
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Chaque sculpture est unique : évoquant un volume qui n'existe pas, se jouant du vide et de la transparence, Jérôme Réaux cherche à leur donner une âme, une force intérieure.
De la ligne naît alors la courbe, de l'ombre, le volume, de l'épuration, la légèreté.
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| Quand du néant surgit la création...
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... jusqu'à ce que le fil ne soit plus...
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...qu'une silhouette fragile et forte à la fois.
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- Guerriers africains, amazones, sumo : toute une série de thèmes a ouvert la voie à
une galerie de personnages, simples ou élaborés, réalistes ou bizarres, libres ou torturés.
Jérôme Réaux se crée un univers empreint de mouvement, démotion et de rêve.
- En fonction de son inspiration et des thèmes choisis, il réalise de nombreux croquis,
puis sélectionne ceux qui sont les plus susceptibles de lui donner de très belles sculptures.
Parfois, il laisse juste son imagination et son inspiration guider ses mains...
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- Jérôme Réaux « déroule » sa sculpture d'une bobine de fil de fer,
galvanisé ou encore recuit, car plus souple, de couleur noire, et qui offre la possibilité
de rouiller afin d'obtenir des couleurs nuancées.
- Le fil est travaillé en continu, sans être coupés ni soudés,
tordus à froid, à la force des mains ou des pinces, et serrés à certains endroits par des noeuds.
- Pour certaines sculptures, notamment ses sculptures murales, le fil de fer est combiné
à d'autres matériaux comme le ceps de vigne, ou le chêne.
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La sculpture mise en forme, il ne reste plus qu'a lui donner un socle et une patine.
Elle peut être laissée brute, teintée, rouillée, et/ou vernie.
- Pour ses premières sculptures, Jérôme Réaux a utilisé
des socles de bois (pin ou de chêne) qu'il a d'abord sculptés avant de les poncer, de les teinter et de les vernir :
par contraste, le bois rend le fer plus «chaleureux».
- Par la suite, il est passé aux socles en métal, plus fins et discrets,
auxquels il a soudé les pieds de ses sculptures.
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Calder, Giacometti, Modigliani : l'espace, l'ombre et la grâce. |
Peut-être retrouverons-nous un jour Jérôme Réaux aux cotés des artistes qu'il admire.
Car ses sculptures, si elles sont authentiques, n'en sont pas moins inspirées des travaux conjugués d'artistes
tels Alexander Calder, Alberto Giacometti ou encore, Amadeo Modigliani.
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Nous pouvons le rapprocher d'Alexander Calder pour la légèreté de ses statues et l'occupation de l'espace.
D'Alberto Giacometti, il a hérité d'une kyrielle de silhouettes graciles sculptées dans l'ombre et la transparence.
Enfin, d'Amadeo Modigliani, il a extrait l'extrème simplicité des formes et des traces.
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Mais que ce soit Calder, Giacometti ou encore Modigliani, Jérôme Réaux n'a rien plagié, s'efforçant
toujours de forger, jour après jour, son propre style à travers des sculptures de plus en plus élaborées,
épurées, évocatrices : sobres et aériennes.
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Alexander Calder (1898-1976)
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Alberto Giacometti (1901-1966)
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Amadeo Modigliani (1884-1920)
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Comme Jérôme Réaux, Alexander Calder a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur
avant de se consacrer pleinement à la peinture et à la sculpture en fil de fer.
Sous l'influence de son ami peintre et sculpteur Piet Mondrian, il se consacre
d'abord à la construction de « mobiles », puis de « stabiles » monumentaux.
Subtils assemblages de tiges et de plans colorés suspendus qui se mettent en
mouvement de la façon la plus troublante et poétique au gré de l'espace aérien,
les « mobiles » de Calder ouvrent la voie aux sculptures de volumes virtuels dans l'espace.
Calder affirme ainsi sa propre idée du mouvement cosmique et
révolutionne le monde de la sculpture. |
En 1935, après une longue période de remise en question,
Alberto Giacometti ne cesse de modeler dans la glaise ou le plâtre,
travaillant sans relâche, sculptant dans l'obsession et l'immédiateté,
ébauchant avec élégance des sculptures de plus en plus élaborées.
De ce travail de longue haleine, Giacometti ressortira éprouvé mais satisfait,
révélant de nouvelles sculptures aux formes particulières,
une galerie de personnages filiformes, immobiles ou marchant, seuls ou en groupe,
hagards et vibrants sous leur modèle « informel ».
Des statues de bronze inoubliables qui nous font encore frissonner aujourd'hui,
elles que leur auteur avait voulu fortes et fragiles à la fois. |
Attiré par le nu féminin et par le portrait, Amadeo Modigliani sut confier à la
ligne, élégante et souple, I'expression principale de la forme, du volume et de l'espace.
Ne peignant que la beauté avec une grâce que lui seul sut exprimer, il
exagéra la longueur des lignes, des visages, des mains, simplifiant à l'extrème,
traçant comme une caricature mélancolique et tendre des personnages qu'il prit
en modèle, véhiculant à travers une gamme de couleurs sobres, comme un frisson d'étrangeté.
Une clarté stellaire, une émotion de la proximité qui finira par
inspirer ces mots a J.M.G Le clezio : « Une grâce qui vient de l'autre bout du
temps pour troubler le monde réel, pour l'illuminer. » |
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